Battle Tech 1
Graphisme
07/20
Beau à l'époque, les graphismes paraissent grossiers aujourd'hui et manquent cruellement de variété. La vue en 2D isométrique est pratique sauf lors des combats où elle est trop rapprochée.
Interface
13/20
Bien que la souris ne soit pas utilisée, elle est facile à utiliser avec un système de menu convivial. L'interface est un peu moins à son aise lors des combats sans que cela soit dramatique.
Son
02/20
Aaaargh.
Scénario
11/20
On ne va pas crier au génie mais le scénar est assez bien écrit, même s'il manque un peu de piment.
Combats
08/20
Si vous êtes un amateur des univers de BattleTech ou de la FASA, vous serez très déçu du peu de contrôle que vous exercez sur votre Mech.Les habitués de JDR micros déploreront le manque d'intelligence des ennemis et le caractère répétitif des affrontements.
Durée de vie
05/20
Le gros défaut du jeu : c'est très court et facile, un joueur confirmé le termine en quatre heures. L'univers est trop exigu pour assurer une grande rejouabilité.
Battle Tech 1
55/100
Battle Tech n'est pas épargné par les défauts, mais procure tout de même de bons moments de détente. La réalisation, excellente pour l'époque, facilite grandement l'immersion et l'on se surprend à essayer de dégoter coûte que coûte assez de sous pour faire de son Mech une bête de combat. Sans être un divertissement de grande qualité, il remplit son office et c'est le principal!

Première transcription de l'univers de BattleTech en jeu informatique, édité par Infocom (développé par Westwood) en 1988, ce jeu vous met dans la peau de Jason Youngblood, fils d'un des meilleurs Mechwarriors des forces du Commonwealth de Lyran. Basé à Pacifica, vous débutez votre formation de Mechwarrior, mais bien vite vous assisterez à une attaque surprise menée par les armées Kurita, ennemis jurés de Lyran. Votre base rasée, perdu dans un territoire devenu hostile, vous devrez alors retrouver la trace de votre père, qui cherchait l'emplacement d'une ancienne base de mechwarriors ; sa découverte fournirait du matériel utile au Commonwealth. Pour ce faire, le recrutement de compatriotes Lyran, qui comme vous n'ont pu être évacués, s'avèrera indispensable.

Le début de BattleTech, alors que vous n'êtes encore qu'un apprenti Mechwarrior ressemble à celui d'un JDR micro classique. Le développement de vos talent dans les 7 compétences gérées par le programme passe par un suivi assidu de cours. Moyennant finance, vous accéder à un niveau de maîtrise plus élevé. Votre solde régulière de soldat vous met à l'abri du besoin, mais elle sera rapidement dépensée : entre les cours de perfectionnement, l'achat de votre équipement, et les améliorations de votre Mech, vous aurez du mal à tout vous offrir. Une solution cependant pour devenir richissime : la bourse. Mais vous pourrez dire adieu à vos économies si vous placez mal votre argent.

Après avoir dilapidé vos gains, vous pourrez vous rendre au centre d'entraînement où vous aurez à remplir 6 missions de difficulté croissante, destinées à faire de vous un Mechwarrior. Lors de la 7ème, l'attaque kurita se déclenchera, et le jeu commencera alors véritablement. L'essentiel de la partie consistera à combattre les patrouilles adverses et à explorer la planète à la recherche de nouvelles recrues et d'informations.

Les combats très nombreux sont résolus à l'aide d'un module tactique simpliste, en tour par tour. Votre Mech a 3 façons de se déplacer ( marche, course, saut) et vous pouvez choisir quelles armes activer ainsi que leurs cibles. L'utilisation trop intensive de vos armes entraîne une surchauffe, ce qui désactive votre Mech pour un round. La localisation des dégâts s'effectue aléatoirement sans intervention de votre part. La tactique à employer ne varie guère ; on tourne autour de l'ennemi en se rapprochant progressivement, jusqu'à ce que l'on arrive à courte portée où l'on fait feu de toutes ses armes. L'ennemi se contente de foncer sur vous et de tirer constamment.
Les combats lassent très rapidement du fait de leur manque de variété. Heureusement l'ordinateur peut s'en charger à votre place. De plus la fréquence des rencontres avec des patrouilles kurita est modulable. En fait, je vous conseille de ne mener manuellement que les combats les plus importants contre des forces semblables ou supérieures en nombre : ceux-là sont plutôt divertissants.

A la fin d'un combat, votre équipe récolte la ferraille des Mechs adverses détruits contre espèces sonnantes et trébuchantes (la quantité d'argent gagné dépend de vos talents de technicien).

Malgré la faiblesse du module tactique, on s'amuse bien grâce à un scénario convenu mais assez intéressant, et à la gestion (très simple) de son équipe.

Hélas ,la durée de vie se réduit à quelques heures si vous réussissez à réchapper de l'attaque Kurita avec votre Mech. Par contre ,si vous êtes réduit à parcourir Pacifica à pied, le jeu sera un peu plus long et laborieux.
Les programmeurs se sont rendus compte de la brièveté de l'aventure, et ont concocté une fin de jeu particulièrement lénifiante (lorsque l'on découvre la base secrète) : parcourir un labyrinthe de part en part à la recherche de codes digitaux pour ouvrir des portes n'est personnellement pas ma tasse de thé! La fin du jeu sans être difficile se montre particulièrement barbante, car elle ne demande aucune intelligence seulement de la persévérance et du courage.